Parcs et promenade

Tél. 021 863.20.50

Ch. de Plan-bois
1305 PENTHALAZ

tracteurs 001.jpg

Feu bactérien

On nous signale l'arrivée en Suisse romande (Vaud, Jura, Jura bernois) de quelques cas d'infection de feu bactérien. Voici donc un petit descriptif sur le sujet.

Le feu bactérien, provoqué par la bactérie Erwinia amylovora, est l'une des plus dangereuses maladies des poiriers, des pommiers et de quelques autres espèces de pomacées. Cette bactériose représente une très grande menace pour notre arboriculture, en raison :

Ø

de sa très haute virulence: elle peut tuer un poirier en production en une saison;

Ø

de l'absence de moyen de lutte efficace;

Ø

de l'abondante diffusion dans le pays d'arbustes d'ornement très sensibles à la maladie;

Ø

des conditions climatiques favorables aux infections dans la plupart des régions arboricoles de notre pays.

La maladie est apparue en 1989 pour la première fois en Suisse.

Plantes hôtes menacées par le feu bactérien :

Noms latins Noms français
Pyrus Poirier
Malus Pommier
Cydonia Cognassier
Chaenomeles Pommier du Japon
Cotonéaster Cotonéaster
Crataegus Aubépine
Pyracantha Buisson ardent
Sorbus Sorbier
Stranvaesia Stranvésia

La propagation du feu bactérien

Dès le printemps, les insectes ainsi que la pluie et le vent peuvent disséminer la maladie d'une plante ou d'une culture à l'autre en entraînant des bactéries contenues par myriades dans les gouttelettes d'exsudat dégagées au bord des chancres, ou plus tard à la surface des pousses annuelles nouvellement infectées. Certaines espèces hôtes ont la propriété de refleurir tout au long de la période de végétation, accroissant ainsi considérablement le risque d'infection. La maladie est également transmise par l'homme, notamment à l'aide d'outils de taille qui sont contaminés par des bactéries.

Comment reconnait-on le feu bactérien?

Noircissement et dessèchement sur place des bouquets floraux ou des pousses tendres (printemps et été) qui se recourbent en crosses caractéristiques. Les feuilles des parties atteintes semblent brûlées par le feu. A la base des parties nécrosées, présence possible d'exsudat blanc à brun caractéristique de la maladie. Pénétration des bactéries par les fleurs, surtout de seconde floraison, et par toutes les plaies occasionnées sur les pousses (grêle par exemple). Progression rapide le long des rameaux vers les charpentières puis le tronc, pouvant entraîner la mort de l'arbre. Dissémination par les pluies, les insectes et le transport des plants de greffons malades.

poirier.jpg

Feu bactérien sur poirier. Un arbre infecté peut mourir dans l'espace d'une période de végétation.

Jeune pousse infectée de pyracantha (buisson ardent) se recourbant en forme de crosse caractéristique.

pyracantha.jpg

pommier.jpg

Fleurs et feuilles de pommier infectées. cotoneaster.jpg

Les plantes hôtes ornementales sont de dangereuses sources d'infection, ici unCotoneaster tapissant.

exsudat.jpg Gouttelette d'exsudat bactérien sur un jeune rameau de pommier. À partir de ces exsudats, les bactéries sont disséminées sur d'autres plantes hôtes par le vent, la pluie, les insectes, les oiseaux et les outils de taille.
Chancre sur une branche charpentière : les tissus infectés sont humides, brillants et prennent une coloration rouge-brun. chancre.jpg

cognassier.jpg

Feu bactérien sur cognassier : les feuilles brunes pendent aux branches qui prennent un aspect brûlé.


Photos tirées des revues Landfreu et AMTRA

Mesures de défense contre le feu bactérien

bullet Respecter absolument l'interdiction d'importer tout arbre, arbuste et rameaux fleuris des plantes concernées.
bullet Surveiller attentivement et fréquemment votre jardin pour déceler immédiatement tout foyer.
bullet Le succès d'une campagne d'éradication dépend avant tout de la rapidité des mesures d'intervention.
bullet Ne pas envoyer de matériel et ne pas toucher les plantes malades.

Mesures de lutte

Il n'existe par de produit de traitement efficace contre le feu bactérien. Dans les régions concernées, il faut réaliser des contrôles réguliers et arracher immédiatement les plantes malades. À part les vergers, il faut contrôler les arbres isolés, ainsi que les plantes hôtes des haies et des zones résidentielles.

Le matériel végétal infecté est dangereux (Attention : ne pas toucher !), car il peut assurer la propagation de la maladie. En présence de cas suspects, un échantillon doit être prélevé par une personne agréée et analysé en laboratoire. La loi exige que le feu bactérien soit annoncé. Comme il s'agit d'une maladie dangereuse, depuis 1972 il est interdit d'importer des plantes hôtes, à moins de passer par la station de quarantaine. L'interdiction ne concerne pas seulement les envois commerciaux, mais également toute importation ou acquisition de plantes hôtes (rameaux-greffons et bouture compris) depuis l'étranger par des particuliers.

Cette maladie est sans danger pour les êtres humains.

Voir le site de l' inspectorat phytosanitaire fédéral

Forêts

tél. 021 863.20.50

Ch. de Plan-bois
1305 PENTHALAZ

Inspecteur forestier
Garde forestier M. Harry KLEINER 021/862 90 52
Case postale 107
1304 Cossonay
079/436 81 03

La commune de PENTHALAZ compte environ 39 ha de forêts, dont 24 ha au bois du Devin et "En Rié", 2 ha au bois Denezy sur le territoire de LUSSERY-VILLARS, 7 ha dans les côtes de COSSONAY et 6 ha au bois de Vaux.

Composition en essences

Nos forêts sont composées d'environ 30 % de résineux, soit l'épicea en majorité suivi du sapin, du mélèze et du pin.
Chez les feuillus, le hêtre vient largement en tête, suivi du frêne, du chêne et de feuillus divers (cerisier, etc.)

Abattage

L'abattage d'arbres est réglementé par la Loi sur la protection de la nature, des monuments et des sites (LPNMS).

Vous avez la possibilité d'acheter le bois de la commune au prix fixé lors de la mise printanière. Nous proposons le sciage et la livraions en vrac pour CHF 55 .-- /stère en sus du prix misé.

Administration communale

Place centrale 5 / Case postale 12
1305 Penthalaz

Téléphone 021 863 20 50